Actualité du chantier

L’antre du Maire de La Rochelle


Le bureau du Maire est une pièce d’importance de l’hôtel de Ville de La Rochelle. Il est évidemment le lieu de travail et de réunion du premier magistrat de la commune, et a connu de grandes pages d’histoire. Il regroupait jusqu’à l’incendie de juin 2013 plusieurs pièces historiques qui ont, pour l’essentiel, été sauvées et pourront retrouver prochainement leur place dans cet espace dont la restauration s’achève en ce mois de mai 2019.

 

Des témoignages historiques uniques

Ce bureau réservé au Maire de La Rochelle est également appelé cabinet Jean Guiton. Plusieurs témoignages rappellent le parcours du célèbre élu et son empreinte sur l’histoire de la ville. Les plus fameux sont une table recouverte d’une plaque de marbre blanc et un fauteuil en cuir qui dateraient du grand siège (1627-28) à l’occasion duquel Jean Guiton a tenu tête, aux côtés de la population rochelaise, au cardinal de Richelieu et au roi Louis XIII. Autre œuvre d’importance exposée au mur du bureau, une estampe signée du graveur Baudelot intitulée « Le dimanche de la Quasimodo à La Rochelle » met en scène l’installation du Maire durant le siège et illustre la détermination de Jean Guiton refusant la reddition.

Une tradition d’insoumission

Jean Guiton n’est pas seul Maire à avoir résisté à l’oppression. Léonce Vieljeux, dont un portrait en uniforme trône dans ce bureau, a également tenu tête à l’envahisseur. Le 23 juin 1940, faisant valoir son grade de colonel et son statut de Maire, il refuse de laisser un lieutenant allemand, officier subalterne, hisser le drapeau à croix gammée sur la façade de l’hôtel de Ville. Un acte de bravoure, premier d’une série d’actes de résistance, qui va lui valoir d’être destitué de ses fonctions puis d’être déporté et exécuté en septembre 1944.

Gravé dans le marbre

Le marbre qui recouvre le bureau de Jean Guiton laisse apparaître deux impacts. La légende laisse entendre que ces deux entailles sont le résultat de coups de poignards assénés par Jean Guiton lui-même au moment de prêter serment et de jurer « qu’il percerait le cœur du premier qui parlerait de se rendre » au moment du siège. Mais cette plaque a révélé d’autre secrets à la suite de son évacuation du bâtiment pendant l’incendie de 2013. Les artisans en charge de sa restauration ont en effet découvert récemment sous le plateau des inscriptions signées fièrement par l’ouvrier en charge de sa restauration lors des travaux de la fin du XIXe siècle.

 

 

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