Actualité du chantier

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Les échafaudages disparaissent


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Les travaux de restauration de l’Hôtel de Ville touchent à leur fin et dès le mois de décembre 2019 tous les Rochelais et visiteurs pourront à nouveau franchir le seuil de ce bâtiment emblématique. En attendant, ce sont les échafaudages qui s’en vont en ce mois de juin.

Comme attendu, les échafaudages situés rue de la Grille et rue des Gentilshommes peuvent désormais être démontés. Afin de réduire au maximum les désagréments de cette opération et assurer une circulation optimale pendant la période estivale, le démontage des échafaudages est prévu du 17 au 25 juin.

Un périmètre de sécurité est mis en place. En conséquence, la circulation des véhicules ne sera pas possible rue de la Grille, chaque jour de 6h à 19h durant cette période. Elle sera déviée sur les rues adjacentes.

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Le cheminement des piétons reste maintenu dans la mesure du possible. Il pourra être suspendu temporairement, rue des Gentilshommes, pour de courtes durées, pendant la manutention des éléments de grande taille.

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L’antre du Maire de La Rochelle


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Le bureau du Maire est une pièce d’importance de l’hôtel de Ville de La Rochelle. Il est évidemment le lieu de travail et de réunion du premier magistrat de la commune, et a connu de grandes pages d’histoire. Il regroupait jusqu’à l’incendie de juin 2013 plusieurs pièces historiques qui ont, pour l’essentiel, été sauvées et pourront retrouver prochainement leur place dans cet espace dont la restauration s’achève en ce mois de mai 2019.

 

Des témoignages historiques uniques

Ce bureau réservé au Maire de La Rochelle est également appelé cabinet Jean Guiton. Plusieurs témoignages rappellent le parcours du célèbre élu et son empreinte sur l’histoire de la ville. Les plus fameux sont une table recouverte d’une plaque de marbre blanc et un fauteuil en cuir qui dateraient du grand siège (1627-28) à l’occasion duquel Jean Guiton a tenu tête, aux côtés de la population rochelaise, au cardinal de Richelieu et au roi Louis XIII. Autre œuvre d’importance exposée au mur du bureau, une estampe signée du graveur Baudelot intitulée « Le dimanche de la Quasimodo à La Rochelle » met en scène l’installation du Maire durant le siège et illustre la détermination de Jean Guiton refusant la reddition.

Une tradition d’insoumission

Jean Guiton n’est pas seul Maire à avoir résisté à l’oppression. Léonce Vieljeux, dont un portrait en uniforme trône dans ce bureau, a également tenu tête à l’envahisseur. Le 23 juin 1940, faisant valoir son grade de colonel et son statut de Maire, il refuse de laisser un lieutenant allemand, officier subalterne, hisser le drapeau à croix gammée sur la façade de l’hôtel de Ville. Un acte de bravoure, premier d’une série d’actes de résistance, qui va lui valoir d’être destitué de ses fonctions puis d’être déporté et exécuté en septembre 1944.

Gravé dans le marbre

Le marbre qui recouvre le bureau de Jean Guiton laisse apparaître deux impacts. La légende laisse entendre que ces deux entailles sont le résultat de coups de poignards assénés par Jean Guiton lui-même au moment de prêter serment et de jurer « qu’il percerait le cœur du premier qui parlerait de se rendre » au moment du siège. Mais cette plaque a révélé d’autre secrets à la suite de son évacuation du bâtiment pendant l’incendie de 2013. Les artisans en charge de sa restauration ont en effet découvert récemment sous le plateau des inscriptions signées fièrement par l’ouvrier en charge de sa restauration lors des travaux de la fin du XIXe siècle.

 

 

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L’hôtel de Ville retrouve plafonds et moulures


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Au terme de plusieurs années de gros œuvres, le chantier de l’hôtel de Ville est entré dans une phase de reconstruction des éléments décoratifs de la partie classée du bâtiment. Au mois de janvier 2019, les plâtriers-staffeurs sont donc entrés en action pour restituer les plafonds et les corniches en plâtre des salles historiques.

Plafonds et moulures à l’identique

La difficulté du travail réalisé, à l’instar de celui accompli par les menuisiers ou les sculpteurs, est de redonner à des espaces emblématiques tels que le bureau du Maire, la salle bleue, la salle du Conseil ou encore le cabinet de Jean Guiton leur parure d’origine. La reconstruction de l’hôtel de Ville, supervisée par M. Philippe Villeneuve, architecte en chef des Monuments historiques, impose en effet une restauration à l’identique de toutes les parties classées. Les artisans de la société Créastaff, basée à Couëron en Loire-Atlantique, se sont donc attelés à assurer la mission de plâtrerie gypserie en respectant scrupuleusement ce cahier des charges.

Le langage du plâtrier

La gypserie est une décoration d’intérieur que l’on retrouve dans notre hôtel de Ville comme dans de nombreux édifices historiques. Il s’agit de moulures ou de sculptures en gypse, une matière qui est cuite et broyée pour devenir de la poudre de plâtre. Mélangée à de l’eau, cette poudre est ensuite appliquée sur des surfaces planes comme des plafonds. Le mélange peut également être moulé et armé pour devenir un staff, c’est à dire un élément de décor comme une corniche ou une statue.

Des plâtriers staffeurs sur le chantier de l’hôtel de Ville

Dans le cas de l’hôtel de Ville de La Rochelle, les plâtriers ont entamé le chantier en projetant sur les plafonds, préparés préalablement, une première couche de plâtre. Après avoir lissé l’ensemble et appliqué une couche de toile de verre pour renforcer — l’opération étant reproduite sur deux épaisseurs — un lissage méticuleux a été réalisé pour obtenir un résultat définitif. L’étape suivante a consisté dans la pose des corniches en staff moulées et renforcées (à l’aide de filasse de sisal) dans les ateliers de Créastaff sur le modèle des décors d’origine des pièces du bâtiment. Ces éléments ornementaux ont apporté la touche finale.

 

Le travail des plâtriers staffeurs en vidéo : lien vidéo #14