L’hôtel de Ville dans toutes ses hauteurs


Le panorama du centre-ville rochelais changera au début du mois de mai avec le démontage de la grue surplombant le chantier de l’hôtel de Ville. Mise en place dès les premières heures des travaux au printemps 2016, elle aura permis d’évacuer dans un premier temps les éléments détruits par l’incendie puis d’acheminer les matériaux nécessaires à la reconstruction.

Une vue imprenable sur l’hôtel de Ville

La grue installée dans la cour intérieure de l’hôtel de Ville a permis pendant trois ans d’assurer une part importante de la logistique des travaux. Du haut de ses 41 mètres, elle a surplombé majestueusement le chantier, permettant d’accéder facilement à l’intérieur des bâtiments et de transporter des éléments indispensables à la reconstruction par la voie des airs. Elle a également permis au grutier, au gré de quelques instants de pause en suspension, de profiter d’un point de vue exceptionnel sur l’édifice historique et sur la ville.

Au plus haut du bâtiment

Lorsque la grue aura disparu du paysage, la tour située sur la partie nord du bâtiment, à l’angle de la l’enceinte, retrouvera son statut de point le plus haut. Datant de la fin du XVe siècle, époque d’édification de la muraille crénelée, la tourelle nord a été surélevée à l’occasion des travaux de restauration conduits par l’architecte Juste Lisch à la fin du XIXe. Un beffroi, coiffé d’un campanile accueillant la cloche rythmant les heures du centre-ville, a donc pris place au sommet de la tour, ajoutant à la grandeur des lieux.

Sous le regard du roi Henri IV

Élément remarquable trônant sur la façade de l’hôtel de Ville, aux côtés des figures représentant des vertus et des allégories, une statue du « bien bon ami des Rochelais », le roi Henri IV, trône sous le baldaquin de l’escalier situé dans la cour intérieure. La première représentation en terre cuite, datant de 1612 et détruite lors de la Révolution, a été remplacée par une statue en faïence polychrome installée à la fin du XIXe siècle. Partiellement endommagée par l’incendie de juin 2013, faisant éclater certains éléments de faïence et consumant l’épée en bois du roi, elle a été rénovée en 2018 et n’attend plus aujourd’hui que le retour du public dans la cour intérieure.

Pierre LABARDANT

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